Mais puisque t'es là, ça défile, c'est comme un film dont je serais l'héroïne, tu me fais devenir quelque chose, j'étais qu'un grain de poussière tu me fais sortir du tas... JE SUIS L'HEROÏNE MAIS MA DROGUE C'EST TOI !...
On peut toujours dire qu'on y est pour rien, qu'on déplore la situation en passant son chemin, mais moi je rêve d'autre chose ! Que le sable du désert se transforme en maltesers pour tous ces gosses qui meurent de faim, que l'interdiction de vivre sa vie soit interdite à son tour, même aussi, que chacun prenne un crayon de couleur et colorie partout sur ce béton gris, que toi et moi on ne sache jamais conjuguer le verbe "finir"...
Tu me dira que rêver c'est dans l'abstrait, ça change rien, je te répondrais que si tout le monde ce mettait à rêver c'est pas croyable ce que ça changerait...
J'ai jamais su pourquoi on pensait qu'à sa gueule, pourquoi on a inventé toutes ces lois qui enfoncent les plus paumés, pourquoi le polystirène ça fait mal aux dents, j'ai pas compris non-plus pourquoi y'a que moi qui ai mal au coeur quand ils attrapent les chiens errants pour les emmener à la fourrière, ni pourquoi je passe pour une conne quand je parle à ma pomme...
Mais tout ça c'est insoluble, c'est comme l'huile qui remonte quand on met de l'eau dans le verre...
Parle moi encore, toujours, je t'écouterais, je te regarderais, mes yeux clignoteront, et mes yeux, et bien, ils te diront que je t'aime...


